les nouveaux chiens de garde



Les nouveaux chiens de garde
Nouvelle édition actualisée et augmentée
Serge Halimi

Les médias français se proclament « contre-pouvoir  ». Mais la presse écrite et audiovisuelle est dominée par un journalisme de révérence, par des groupes industriels et financiers, par une pensée de marché, par des réseaux de connivence.

Alors, dans un périmètre idéologique minuscule, se multiplient les informations oubliées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices, les services réciproques. Un petit groupe de journalistes omniprésents – et dont le pouvoir est conforté par la loi du silence – impose sa définition de l’information-marchandise à une profession de plus en plus fragilisée par la crainte du chômage. Ces appariteurs de l’ordre sont les nouveaux chiens de garde de notre système économique.


ma critique; serge halimi nous propose une vision des medias en 4 gros points

a savoir:
1-le journalisme de reverence

le journalisme est cense etre un contre pouvoir ,c'est a dire,etre vigoureux,irrerspectueux,a l'ecoute de l'opinion,porte parole des sans voix,forum de la democratie.en gros satisfaire les affliges et affliger les satisfes.
Mais la machine s'est enrayee .Il s'est retourne contre ceux qu'ils devaient servir( le peuple)pour servir ceux qu'ils devaient surveiller.

ce sont devenus de bons chiens de garde.

 

2-prudence devant l'argent

 

les medias dans leur ensemble appartiennet a des gros groupes industriels .on peut par consequent penser legitimement qu'ils mettront en lumiere les informations qui les avantages et occulteront ou minimiseront celles qui les derangent.

ce sont de plus des monopoles de grande ampleur .

par exemple:en 2000,TF1,canal+,M6 pesaient plus en bourse que toute l'industrie francaise.

les grands tenors sont:

-serge dassault qui detient notamment l'express,le figaro,ainsi que 14 autres titres sont le progres de lyon.
-arnaud lagardere a achete la branche edition de vivendi universal( bordas,robert lafon,hachette)ce qui lui confere en presse ecrite le JDD,paris match,la provence ,elle ,tele 7 jours.en edition hachette,fayard,stock.la radio europe1 et 2,fun radio.
a noter que ces eux huverlulus sont accesoirement des amrchands d'armes

-bouygues (TF1,eurosport,LCI,histoire,metro)
-arnault(LVMH),la tribuneadio classique,mais aussi IPSOS
-Pinault(FNAC,le point,TV5,)
-Bollore(direct 8,direct soir mais surtout 1er actionnaire des groupes publicitaires havas et aegis)

on remarque aussi que ces larrons figurent dans les conseils d'administartion des uns et des autres
par exemple alain minc president du conseil de surveillance du monde est aussi administre dans PPR le groupe de luxe de pinault

on peut donc logiquement douter de l'information emise
surotu quand on sait que cetrains politiques(de droite comme de gauche)pantouflent dans les conseils d'administration (ex thierry breton ex ministre des finances,chez rotschild ou hubert vedrine (PS) au conseil d'administration de LVMH de arnault)

3-journalisme de marche

Les médias font leur métier avec oisiveté et souvent sans compétences.

Il en découle de nombreux plagiats, des sujets non traités et des non sujets sur-traités ; si bien que la programmation est sacrifiée au profit de l'audimat.

Les liens étroits avec les hommes politiques se caractérisent par des questions complaisantes qui ne mettront jamais l'homme politique en danger.

Ainsi, les journalistes forment ce que l'on appelle la pensée unique : "ce n'est pas la pensée qui est unique, c'est la réalité qui l'est devenue". Ils ne cessent de montrer ce qu'ils pensent. Rarement, depuis leur création, les médias n'auront autant servi de rampe de lancement à l'idée de la pensée unique. Ce journalisme de marché se caractérise aussi par une omniprésence de certains journalistes qui couvrent plusieurs émissions à la fois sur différents médias (journaux, radios et télévisions). Ces journalistes sont sans cesse flattés par des seconds couteaux de la politique qui veulent s'élever dans la hiérarchie. Les journalistes ont aussi une manière très différente d'interviewer un homme politique selon le parti auquel il adhère.

Le journalisme de marché est la cause d'inégalités entre les journalistes : certains payés des salaires de misère, d'autres à prix d'or.

Le dernier exemple flagrant de la pensée unique constitue le plan JUPPE de l'hiver 1995 : les journalistes se faisaient les chantres de ce plan allant jusqu'à faire de la propagande mais la réaction du grand public fut toute autre puisque les contestations entrainèrent la chute du Premier Ministre.

En guise de conclusion, les journalistes pensent qu'ils relatent avec obstination la réalité mais ils aimeraient en plus qu'on acclame leur "courage" à faire preuve de réalisme.

4-un univers de connivence

Lorsque l’on parle de journalisme français, on en revient toujours aux mêmes trente personnes qui se partagent le pouvoir de l’information et qui sont passées à travers les changements politiques. Entre elles il n’y a point de concurrence, seulement de la complicité par complaisance ou tolérance, des accords tacites. En effet, elles sont d’accord sur tout et se côtoient tout le temps. " Beaucoup savent que leur puissance, comme d’ailleurs leur notoriété, n’a pas de légitimité. Elle n’est due qu’à la fréquence de leurs apparitions ; pas à leur travail ni à leurs connaissances ni à leur savoir-faire", dixit Philippe MEYER.

Ils travaillent tous les uns pour les autres et les uns avec les autres. Comme par exemple quand Serge JULY et Christine OCKRENT célèbrent les mérites d’un auteur inconnu qui n’est autre qu’un journaliste.

Ils se fondent dans la tendance de l’époque afin de conserver leurs privilèges qui leurs sont interdits de révéler. Parmi eux, on compte la publicité personnelle pour une œuvre écrite ou filmée, grâce à cette confraternité. C’est le cas de Bernard-Henri LEVY pour ses films Bosna ! et Le jour et la nuit.

Quand ces actes sont dénoncés, ce ne sont pas les fauteurs mais les dénonciateurs qui sont punis.

Dans d’autres cas, c’est le contraire qui se produit. Certains journalistes se servent de leurs publications afin de se venger d’un autre journaliste.

Dans les émissions, les commentaires ne sont pas objectifs. Les amis sont toujours bien jugés et les adversaires automatiquement descendus.

Conclusion 

" Des médias de plus en plus présents, des journalistes de plus en plus dociles, une information de plus en plus médiocre ". C’est le bilan irréversible du journalisme français. Seule la vie sociale résiste à l’écran, c’est elle qui nous informe.

Le journalisme n’est plus qu’une forme de propagande car les vrais débats y tiennent de moins en moins de place. La lucidité est devenue la seule forme de résistance.


voila un livre qui en plus de son interet sue je qualifierai de salut public est tres tres drole.
120 pages a  6 euros

lisez le qu'on puisse en parler.


voici un lien ou mermet interviewe halimi sur le livre dans l'emission la bas ssi j'y suis

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=807&var_recherche=chiens+de+garde

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